Accueil > Histoires d'Orléans > Personnalités orléanaises > CHENAULT, Léon (1853-1930)

Histoires d'Orléans

CHENAULT, Léon (1853-1930)

Monument à Léon Chenault, parc Louis-Pasteur

Biographie

Le 28 mars 1853, Louis Léon Chenault naît au domicile de ses parents, Marceau Claude Chenault et Marie Félicité Feuillâtre, 16, rue de la Brèche, dans le quartier Saint-Marceau à Orléans.

Il épouse Pauline Delphine Léontine Chenault le 2 décembre 1882 dont il a un fils, Raymond Lucien Ernest, né le 6 juin 1885 et une fille, Germaine Augustine Julienne, née le 15 juillet 1889.

De 1883 à 1908, Léon Chenault réside 49, route d’Olivet puis au numéro 66 de la même rue. Il y décède le 27 janvier 1930.

Léon Chenault est d’origine modeste : son père est jardinier et sa mère sans profession. 

Activités professionnelles

Après un apprentissage chez Briolay, horticulteur-pépiniériste du quartier Saint-Marceau, il y devient contremaître.

En 1885, il fonde les Etablissements Chenault naturellement implantés dans le quartier Saint-Marceau. Il crée parallèlement un jardin d’études au Clos Fleuri situé 130, rue du Faubourg-Bourgogne. Il y plante, sème et élève arbres et plantes reçus de pays étrangers. Il visite d’ailleurs les principaux jardins d’Europe dont il rapporte des végétaux qui enrichissent ses collections.

Au lendemain de la Première Guerre Mondiale, il reprend les Grandes Roseraies du Val de la Loire qui deviennent les Grandes Roseraies du Val de la Loire et Léon Chenault et Fils réunies dirigées par F. Cassegrain. A partir de 1929-1930, cet établissement traverse de graves difficultés en raison de la crise économique mondiale, de la fermeture des marchés anglais et américains aux produits de l’horticulture française et de la disparition de Léon Chenault. L'année 1930 correspond aussi à la reprise des Etablissements Chenault par son fils Raymond.

Pépiniériste renommé, Léon Chenault est surnommé «notre Maître» par ses confrères pour ses méthodes de propagation des végétaux, l’introduction et l’acclimatation de variétés nouvelles et pour son art de multiplier, de semer, de bouturer et de greffer. Il a largement contribué à l’enrichissement de la palette végétale proposée aujourd’hui aux jardiniers amateurs et a participé à l’enseignement de l’horticulture.

Il correspond avec les principaux jardins botaniques, avec les introducteurs de plantes français et étrangers pour obtenir des végétaux rares et nouveaux et les diffuser en Europe et en Amérique. Ainsi, par l’intermédiaire de Maurice de Vilmorin, du professeur Sargent, directeur de l’Arnold Arboretum à l’Université de Harward, du botaniste Ernest-Henry Wilson dit le Chinois, de David Fairchild, directeur du bureau de l’agriculture à Washington, de M. Bean de Kew (près de Londres) et de Sir F. Moore de Dublin, il reçoit quantité de graines envoyées par des missionnaires et explorateurs qui parcourent la Chine et le Japon. Il les fait germer et, après étude sur les sujets, il cherche les moyens de multiplier par bouture ou greffe les plus convenables le plus rapidement possible.

Il fait de même avec les rosiers venus d’Europe et d’Amérique et avec de nombreuses espèces botaniques pour le compte du rhodologue Jules Gravereaux à la roseraie de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) et pour les collections de la roseraie de Bagatelle à Paris.

Il collabore aussi avec Maurice de Vilmorin pour les collections du Fruticetum des Barres de Nogent-sur-Vernisson dans le Loiret.

En 1914, il présente, dans son catalogue, plus de 3000 variétés parmi lesquelles certaines lui seront dédiées et perpétueront son souvenir : le ligustrum chenaultii (troène), le symphoricarpos parviflorus chenaultii (la symphorine), le berberis chenaultii (épine-vinette) et, en particulier, des variétés de rosiers comme la rose Ami Léon Chenault (obtenteur Auguste Nonin, 1929) et la rose Léon Chenault (obtenteur Jean Gaujard, 1930).

Activités annexes

Au cours de sa carrière, Léon Chenault occupe diverses fonctions :

- membre du jury aux expositions horticoles (Paris, Lyon, Nantes, Limoges, Londres).

- vice-président de la Société Française des Rosiéristes.

- président du Comité Horticole d’Orléans.

- membre de la Société d’Horticulture de France

- collaborateur à la Revue horticole.

Distinctions et marques de reconnaissance

En 1929, Léon Chenault est élevé au rang de chevalier de la Légion d’honneur.

En 1931, la Ville d'Orléans commande au sculpteur Charles Million un buste qui sera intitulé Monument à Léon Chenault. Installé au parc Louis-Pasteur, il est inauguré en 1935.

En 1995, la Ville d'Orléans lui dédie un parc implanté au chevet de l’église Saint-Marceau, dans le quartier qui l'a vu naître, grandir, travailler et mourir. Une roseraie attenante rassemble toutes les variétés de rosiers créées à Orléans depuis les années 1850.

Jardin d'études du Clos Fleuri, 130 rue du Faubourg-Bourgogne

Espace personnel